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Sortez les violons le vieil orgue qui traîne au grenier et sur lequel vous aviez joué votre premier "au clair de la lune " entouré de toute la famille. Il vous faudra aussi pour réussir, un orchestre du genre la croisière s’amuse, à qui vous ferez jouer un vieux morceau d’ambiance, remixer le tout sur votre ordinateur préféré (car attention le kitsch c’est aussi moderne) avec ce qu’il faut de " la la la la " et le tour est joué. Vous voici devenu le roi de la musique kitsch. Quoi de plus agréable de se sentir le Charlie Olègue du 21 ème siècle ! Aimez-vous le kitsch ? Moi j’aime ça ! Et il semblerait que je ne sois pas le seul, pour preuve, les groupes Kitsch sont partout et ça fonctionne ! Voici un petit échantillon de ce qui se fait de mieux en musique Kitsch. Chacun ayant son petit caractère. Comment-ça vous ne les avez pas encore… |
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Pour commencer nous n’irons pas loin, puisqu’en France aussi nous avons notre Kitscherie nationale. Après avoir fait les visiteurs, Valérie Lemercier chante. Sur le disque on peut voir cette midinette en blouse jaune, sorte de Sheila sans les couettes. Les années soixante dix revisitées par les années quatre vingt dix. Cet album est d’autant plus agréable qu’on comprend bien les paroles écrites par Valérie elle-même (ce qui n’était pas toujours le cas des stars des années 70), au moins elle assume pleinement ce qu’elle chante. Vous avez sans doute tous entendu au moins une fois la chanson 95C, qui vante la taille des poitrines féminines. Mais ça n’est pas la meilleure. La musique est à la hauteur des paroles, drôle et bien rythmé. En plus pour ceux qui connaissent ce français expatrié en Angleterre et qui composa beaucoup de chansons pour le label Cherry Red, on retrouve à la guitare Louis Philippe. |
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Tous les ingrédients sont là, trompette, violon, orgue Bontempi et les chœurs (haut les chœurs). On s’amuse et même si ça n’est pas un album de chevet, c’est toujours agréable de le ressortir et de se l’écouter tranquille assis avec un verre à la main. Tantôt enjoué tantôt presque tendre. Si vous ne l’avez pas déjà dans votre discothèque, je vous le conseille. |
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Changeons de pays mais restons en Europe. Pour aller en Suisse. Tiens un groupe suisse me direz-vous, les suisses font-ils de la musique ? A question idiote réponse idiote : ben oui (ne m’en voulez pas si je pose les questions et donne les réponses). Oui en suisse on fait de la musique et même de l’excellente. Faisons les présentations : |
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Le groupe " taXi Val MenteK " nous propose du kitsch de haut niveau avec son album " Mayfair " de plus il s’accompagne de l’orchestre Club Intercontinental tout un programme (je ne connais pas ce groupe, mais rien que le nom annonce des enfants du kitsch, il s’agirait de l’orchestre de la croisière s’amuse qu’on aurait pas fait mieux). Mais attention ici l’ancien est largement mélangé au moderne, cet album est très tonique, il est plus travaillé musicalement parlant que celui de Valérie Lemercier, mais on y retrouve les mêmes ingrédients. |
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Dois-je vous les rappeler. Bon d’accord. Alors il y a la trompette, l’orgue Bontempi … OK j’arrête. C’est cependant avec une grande joie que j’ai retrouvé les chœurs, des filles qui chantent " palalalabalap, palala ". Les paroles sont délirantes (en anglais et pas en suisse). On y parle de " Party " de cuir (avec une pointe de SM), d’étoiles comme au temps de conquête spatiale, on se sent à l’époque de la sortie de radioactivity de Kraftwerk, bien que la musique n’aie rien à voir. Tous les thèmes y sont traités avec humour pour exemple un des titre " haven or hell cha cha ". Ce disque m’a vraiment emballé et il peut facilement devenir votre album préféré. Attention danger d’accoutumance. Petite précision, à l’usage de tous, le disque est édité chez Recommended Record, une maison de production suisse, qui, pour ceux qui ne le savent pas, à produit Fred Frith, et qui ne m’a jamais déçu, musicalement bien sur. Ce disque est à acheter d’urgence, il est trop drôle et trop bien. |
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Pour terminer changeons de continent, pour aller… au Japon. |
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En effet que serait un tour du Kitsch sans le Japon, la pointe de la technologie au service du Kitsch et en japonais dans le texte (avec cependant quelques mots de français). Le japon, quel pays ! Dire que c’est la seule nation ou Mireille Mathieu fait salle comble et c’est tout dire. Mais avez vous au moins un disque japonais dans votre discothèque ? Non. Alors il vous faut celui-ci. Le japonais est une langue très agréable chantée, surtout quand c’est une belle chanteuse qui vous glisse des mots doux à l’oreille. De plus la musique composée est faite sur la base des harmonies occidentales, donc pas de crainte en ce qui est des distorsions. |
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Le groupe s’appelle " Pizzicato Five " et l’album " happy end of the world ", ce qui laisse présager des paroles plutôt pas trop sérieuses (je le sais parce qu’elles sont traduites en anglais) et avec beaucoup de " la lalalalala " (facile à comprendre). C’est sans doute le disque le plus moderne des trois, les rythmes tiennent plutôt de la techno que des Seventies, mais il n’empêche qu’elles ne sont pas omniprésentes et de ce fait en font un disque plutôt kitsch (ouf !). Des slampes de télé sont utilisés, des conversations téléphoniques, des parties parlées, rien de neuf me direz vous, certes, certes ; mais tout est si bien agencé qu’il s’en dégage une grande fraîcheur. Ce que j’en dit c’est que c’est l’album de l’été, si vous n’avez pas envie d’écouter les produits marketing des chaînes de télévisions, avec leur dance à apprendre au Club Med entre deux parties de jambe en l’air (mieux vaut y aller sans son mari ou sa femme), alors ce disque est pour vous. |
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Pour vous situer un peu quelques morceaux me rappellent vaguement l’album " illustrated musical encyclopedia " de Ryuchi Sakamoto, par les sonorités employées, mais il est nettement plus détendu. Et voilà vous savez enfin ce que vous allez écouter cet été. |
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Pourquoi le Kitsch ? Le kitsch est agréable, parce qu’avec ses petits refrains il nous fait revivre notre jeunesse, l’insouciance de nos jeunes années. Par ces petits flash-back, qui rappellent à notre mémoire les images et les sons flous d’une culture souvent télévisuelle et à laquelle nous n’avions pas prêté attention, qui pourtant est encore présente dans nos esprits.
Pas de groupes anglais, pas de groupes américains, pas de groupes… Plusieurs raisons à cela, ma connaissance musicale n’est pas infinie, je ne suis pas subventionné d’aucune sorte par des maisons de disque, mais je suis juste mu par la curiosité et l’envie de faire découvrir ce que j’aime. Sachez cependant que nous restons ouvert à toute proposition, si vous connaissez des groupes intéressant vous pouvez nous contacter. |
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Christofle.
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