Histoire du belge

Stéphane Baurins et André Clette

HOME

Edition Luc Pire

 

Voici un livre où il n'y a que des histoires belges, non il ne s'agit pas du recueil des meilleures histoires belges avec Carlos en couverture, mais de l'histoire du Belge, avec un H majuscule. Même si on ne porte pas un intérêt particulier à l'histoire de la Belgique, ce livre permet de passer un bon moment et de comprendre comment le Belge est devenu belge.

Histoire du Belge, entièrement écrit et illustré par des belges, comporte plus de 220 pages. Oui mais 220 pages de plaisir. Je ne me suis jamais autant marré en lisant un livre d'histoire; comme le préconisent d'ailleurs les auteurs ce livre devrait être un livre de référence pour les potaches belges.

Pas un instant de répits ne nous est laissé dans ce livre, de la préhistoire à aujourd'hui, racontés tout en finesse en dérision et avec une bonne dose de contrepèteries quelque peu douteuses.

Ce livre est destiné au belge ignorant ses racines, comme à l'étranger (au français moqueur et racoleur ou à l'Espagnol qui vint lui aussi administrer la Belgique).

Alors avant de venir faire un tour à Bruxelles et de photographier votre famille prenant la pose devant le Manneken-Pis un cornet de frites à la main, prenez le temps de lire cet ouvrage indispensable.

Vous apprendrez par exemple comment est née la frite.

le livre (16259 bytes)

 

Voici quelques morceaux choisis.

 

- la féodalité -

Société

Après le départ des scandinaves, la flambée immobilière qu’ils avaient provoquée retomba rapidement. Si bien que les seigneurs locaux purent acquérir les châteaux forts à des prix sacrifiés. Ce qui tend à prouver – n’en déplaise aux mauvaises langues et aux représentants des classes moyennes – que la société féodale était moins pénible qu’on ne l’a dit. Surtout du point de vue des seigneurs.

 

- sous les Bourguignons -

Les primitifs flamands

En peinture (…), l’Italie garde une petite longueur d’avance et il faut reconnaître que ses primitifs sont plus primitifs que les nôtres. Ça n’a l’air de rien d’être primitif mais c’est drôlement prestigieux. Dans l’histoire, toute chose dérive d’une autre chose. Comme l’homme descend du singe, chaque homme descend d’un autre homme, tout événement trouve son origine dans un autre événement, une technique est toujours redevable à une technique antérieure, un artiste s’inspire toujours plus ou moins d’un artiste qui l’a précédé… le primitif, non. Le primitif descend de lui-même. C’est un self-made-man. Il ne doit rien à personne. C’est dire s’il y a peu d’authentiques primitifs. C’est dire s’ils ont des raisons d’être fiers.

Leur fierté sera encore plus légitime s’ils sont les premiers primitifs de tous les primitifs, faute de quoi leur primitivité aurait du plomb dans l’aile.

Or, il semble bien que ce prestige-là revienne aux italiens. Si on prend l’antériorité pour critère, les primitifs italiens coiffent nos primitifs flamands au poteau. Bisque rage !

 

- sous les Français -

La Belgique réplique

On connaît le Belge. Plutôt casanier, voire pantouflard, il apprécie le sport mais surtout en spectateur. Aussi, quand il entend beugler Marchons, marchons…, il ne comprend pas tout de suite que c’est à lui que ça s’adresse et s’apprête placidement à lire le compte rendu de l’épreuve dans L’Equipe. Mais quand il réalise que c’est lui-même qu’on veut faire marcher, il devient mauvais.

 

Christofle.

envoyer une lettre

Copyright Ó 1999 Doggy Bag

--> HOME <--